« Recevoir, c’est l’engagement à être heureux, quoiqu’il arrive » S. O’Hara

Bonjour cher ami, chère amie!

Amour,

On ne parle pas beaucoup d’amour chez Access Consciousness…

L’amour, en tant qu’émotion ou sentiment, fait partie des harmoniques basses.. Vous savez, les “trucs” de cette réalité qui nous évitent de fonctionner en tant que l’être infini que nous sommes… Ce que nous utilisons pour nous stopper, pour ne pas créer la vie et le monde que nous savons possible de créer…

En tant qu’être infini, nous fonctionnons à partir de “percevoir, savoir, être et recevoir”… et quand nous fonctionnons à partir des pensées, des sentiments, des émotions, (et du sexe et non-sexe) nous utilisons la colère, la peur, le doute, les compulsions, les addictions, la rage, la haine, mais aussi la mort, les affaires, les relations, et encore l’amour pour rester dans la boîte…

Quand j’ai entendu ça chez Access, j’aurais eu tendance à en profiter pour “juger” l’amour et toutes ces autres choses comme “pas bien” pour l’être infini que je suis… Intéressant… On ne change pas des vieilles habitudes en quelques secondes… et peut-être que si! Mais “You get it when you get it!!!!!”

SAUF que Access, ce n’est pas pour vous donner une “enième liste de ce qui est bien, pas bien, vrai, faux…”, Access Consciousness, c’est pour renforcer en vous que “vous savez ce que vous savez!” ET la conscience inclut tout et ne juge rien…

 Alors l’amour?

Combien de fois ai-je chanté “Sans amour on n’est rien du tout…” Edith Piaf ?

Combien de personnes ai-je entendu parler de l’amour inconditionnel qui pouvait tout sauver?

Combien de personnes aurais-je voulu “sauver” en les aimant? Combien de fois aurais-je voulu être sauvée en recevant de l’amour?

Combien d’attentes, de projections est-ce que j’ai au sujet de l’amour? Et combien d’entre elles sont réellement à moi?

J’ai capté aussi toute la polarité qu’il pouvait y avoir dans cette réalité autour de ce mot “aimer puis détester”… A chaque fois qu’une personne qui me disait qu’elle m’aimait se mettait en colère contre moi, ou me faisait des reproches, c’était pour moi, comme si elle “cassait” tout ce que les mots d’amour avait construit… Et oui, dans cette réalité, nous pouvons aimer et juger… et c’est pour celà que Gary Douglas et Dain Heer nous invitent à pratiquer la gratitude plus que l’amour… juste parce que quand nous sommes dans la gratitude, nous ne pouvons pas être dans le jugement en même temps.

“Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour” P. Reverdy

Et si en fait, l’amour, comme tout le reste n’était ni bien, ni mal? Et si l’amour, comme le reste pouvait contribuer à créer une vie phénoménale ou une boîte invalidante?

 Qu’est-ce qui est vrai pour vous? Qu’est-ce qui est vrai pour toi au sujet de l’amour?
 Ces trois derniers jours, je participais à une classe pour avoir encore plus d’aisance avec les entités.
 A l’issue de la troisième journée, hier soir, donc, je suis allée marcher sous le lever de la pleine lune en bord de rivière.

Et je me suis mise à “penser” (mais était-ce penser ou à quel point ai-je perçu sa présence?) à cet homme qui a bâti ma maison…  Cet homme était charpentier. Et il avait déjà eu plusieurs vies dans cette vie-ci. Il avait été militaire. Il était père de famille, mais aussi poète, écrivain, romancier… Il cultivait en plus son lopin de terre, avait construit un four à pain…. Je me suis trouvée, à le côtoyer sur le chantier dans un espace immense. Etait-il cet espace? L’espace de ses rêves, l’espace des possibilités… Comment traduire en mots tout ce qui se vit, tout ce qui est, tous les possibles?

 A ses côtés, sur le chantier, j’ai expérimenté d’être cet espace, être cet accueil… Je ne partageais pas tous ses points de vue, mais je pouvais les recevoir… Oui, nous avons eu un peu de temps, au fil de la construction de cette maison pour échanger… et puis j’ai lu ce qu’il écrivait…
 Un jour, j’ai reconnu que je l’aimais…   Et c’était quoi l’aimer? C’était ce plaisir à être avec lui, ce plaisir à le lire… c’était cette joie à passer un moment ensemble, à voir cette maison se bâtir, à la voir grandir… c’était cette navigation dans la construction, quand des écueils se présentaient et qu’il fallait quelqu’un à la barre… et qu’il n’y avait pas UNE personne à la barre mais que des solutions naissaient des échanges (et sans doute des questions)… C’était recevoir… recevoir sa bienveillance et aussi ses doutes, ses questions… C’était regarder d’un regard émerveillé ses réalisations… c’était le reconnaître…

Etait-ce aimer, était-ce autre chose?  Je me suis jugée de ça d’abord… j’étais mariée. Il l’était de son côté. Et puis, j’ai écouté ce qui était vrai pour moi et j’ai quitté mon mari (ou nous nous sommes séparés). Je l’ai fait, pour moi, sans la moindre attente. Et j’ai commencé ma vie bizarre. Celle que personne ne comprend, ou pas grand monde. Celle où je suis pas rentrée dans la nécessité d’une activité.

 La maison s’est terminée…. Moins d’occasions de voir le charpentier… Donner encore plus de place à l’espace…  Vivre avec cet “aimer” en moi, et lâcher à chaque moment les rêves et les attentes… Donner de l’espace à l’espace… Se réjouir des occasions, des rencontres, continuer de le lire et puis me bâtir cette fois… au gré d’autres expériences….

Il me vient maintenant l’envie de t’écrire à toi, à toi cet homme dont il est question ici…

“L**, Tu es venu me voir ce jour là… Nous avons déjeuner. Nous avons bavardé. J’avais dû t’acheter une bière. Car si je ne bois plus d’alcool, je n’ai pas de point de vue à t’offrir ce qui toi, te plaît.

Et puis, tu m’as fait le cadeau de recevoir ce que je voulais t’offrir… J’avais envie de t’offrir une séance des “bars”… Une séance avec toi, allongé sur ma table de massage et moi, juste posant les doigts sur la tête…. Juste posant les doigts, ou tout moi posant les doigts?

 Et tu as dormi… Quand tu es revenu, tu m’as dit “wow!!! Quel voyage…”

Une semaine plus tard, tu m’as écrit pour me dire que tu n’étais plus en colère…

 Huit ou neuf semaines plus tard, j’ai rêvé de toi… “Nous étions allongés sur un lit, tout habillés, et je te disais, c’est fini maintenant. C’est le moment de se dire au revoir.” Puis, nous sommes sortis de la maison et tu me montrais que tu avais enlevé le toit de ta maison; tu m’as expliqué que tu voulais monter d’un étage.”

Quand je me suis réveillée, je ne comprenais pas ce rêve qui ne collait pas avec mon expérience présente.

 Et puis, 9 jours plus tard, j’ai ramassé une “chouette effraie” morte sur le bord de la route, juste sous le lever de la lune…

Le lendemain matin, une de tes filles m’écrivait pour me dire que tu étais mort.

Tu es mort en mer, alors que tu mettais à l’eau ton dernier bateau (je sais, j’ai omis de raconter que tu construisais des knorr en bois dans ton jardin)… Et si je cite ici deux textes que tu as écrits, c’est qu’ils parlent de cette mort qu’une partie de toi attendait…

 

L’ultime colline

Elle aura la forme d’une vague.

Parce que rien ne retient celui qui a largué les amares. Dans les tavernes du port on ignore son âge, son rêve, ce qu’il fait.

Le monde nucléarisé ne l’est pas que par les bombes ou les centrales. Il l’est aussi par la destruction totale du lien. Effet collatéral dira-t-on. Non effet direct. De la « créature » face à un dieu tout puissant à l’oubli des liens réels il n’y a que le pas de la modernité et celui de la technologie.

La connection à « face de bouc » remplace la prière devant un ciel vide mais l’effet est le même.

Le plus beau des cadeaux que l’on puisse faire à un homme qui franchi le demi siècle c’est bien de l’oublier. Il n’en sera que plus déterminé et il voyagera bien plus léger pour la dernière étape.

Non, vraiment. Je ne reviendrai pas en arrière.”

De ce voyage là, on ne revient pas encore. A moins que l’on soit là? Partout et nulle part?

JEUDI 30 JUIN 2011
Veille

On entend mais on n’écoute pas. On regarde mais on ne voit pas.

Le temps n’a que l’épaisseur des multiples choses inutiles qui le remplisse.

C’est pourquoi je marche lentement. Je suis descendu du train. Je n’y remonterai pas. Le monde qui est là, je ne lui reconnais aucune valeur; il n’a pour lui que la violence des pouvoirs légitimes et des nécessités fabriquées.

De loin en loin je perçois l’ultime colline; elle aura pour moi la forme d’une vague. Et la proue qui s’y engouffrera aura le bec acéré de l’aigle mais aussi son vol loin au dessus des mondanités.”

 

L’ultime colline a eu pour toi la forme d’une vague…

 Et maintenant?

J’ai résisté à tout chagrin….

Le grand amour de ma grand-mère est mort en mer de nombreuses années avant ma naissance, avant même la naissance de ma mère et la vie de ma grand-mère s’est arrêtée ce jour-là. Je ne voulais pas répéter cette histoire.

 Pourtant, hier soir quand je marchais le long de cette rivière, sous cette pleine lune qui se levait… oui, des larmes coulaient… Et j’ai demandé à chaque molécule consciente de chaque arbre, pierre, goutte d’eau, brin d’herbe, oiseau, insecte qui m’entouraient de te dire que je t’aime….

Joie orgasmique du chagrin?

 Est-ce que l’erreur a été de croire que la mort nous avait séparé? J’ai acheté (c’est quelque chose que j’adore faire) les points de vue des autres au sujet de la mort… non pas que la mort serait une fin, non pas qu’elle serait horrible, triste, dramatique…

Non, par contre, j’avais acheté l’idée qu’il fallait laisser partir les morts, les laisser-aller, ne pas les retenir dans cette dimension avec notre chagrin…

 Alors, j’ai bien fait tout ce que je pouvais pour faire “bien” depuis que tu es mort;
 Pas trop de chagrin, ne pas arrêter ma vie, choisir chaque jour de demander “Qui suis-je aujourd’hui et quelles glorieuses aventures vais-je vivre?”
 Et si “tout était à l’opposé de ce qu’il paraît être et rien n’était à l’opposé de ce qu’il paraît être?”

Et si toi, mort dans cette réalité, tu avais quand même choisi d’être là et de contribuer? Et si, même ne pouvant plus te voir, même ne pouvant plus t’entendre, te respirer, te toucher, je pouvais continuer de recevoir?

 Et si la mort n’était pas une séparation?
 Il y a ces témoignages de personnes revenues d’expériences de mort imminente, qui racontent cette conscience d’être tellement au-delà du corps…
 Et si, tout ce que tu as incarné lorsque tu tu étais en vie, était toujours là, disponible partout, tout le temps, serais-je prête à le recevoir?

Tu ne percevais pas d’autre choix que celui-là pour te libérer et libérer les tiens… Tu n’aurais pas voulu créer plus de complications, ni de drame… en même temps, tu en avais assez…

 Et maintenant, quoi d’autre est possible?

Quelle énergie, espace et conscience puis-je être pour percevoir, savoir, être et recevoir la conscience et la joie quoi qu’il arrive? Qu’est-ce qui est vrai pour moi, même si ce n’est vrai pour personne d’autre?

Que puis-je choisir de différent maintenant qui créerait une réalité différente qui marche pour moi? »

Merci à vous lecteur ou lectrice de m’avoir suivi jusqu’ici!

Au delà de la vulnérabilité…

Au delà de la vulnérabilité…

Bonjour!!

Il y a trois jours, je me suis trouvée bousculée par des émotions…  Ceux d’entre-vous qui me connaissent aussi sur les réseaux sociaux auront peut-être lu les mots que j’aurais posés sur le papier si nous avions été au siècle précédent et que j’ai publiés là de manière instantanée… Le temps que j’écrive ce texte, une révolution intérieure avait eu lieu et les démons avec lesquelles j’étais en prise m’avaient quittée…

« Il y a des heures, il y a des jours… Ces moments où je regarde les choses selon un certain point de vue (l’argent que je n’ai pas, les amis que je n’ai pas ou qui ne téléphonent pas, le soutien que ne n’ai pas, l' »Autre » que je « n’ai » pas, la vie que je n’ai pas, les « clients » que je n’ai pas, les projets que je ne réalise pas, le temps que je n’ai pas, l’énergie que je n’ai pas ou alors que j’ai trop….)… De ces moments où je me demande ce que je fais encore là… Je voudrais ne pas en parler (pour ne pas effrayer, culpabiliser, faire remonter des trucs, ne pas déranger, ne pas avoir l’air…) alors, je sens encore plus seule et c’est encore pire… Je me dis que pourtant « J’ai fait tellement de choses » et puis je sais aussi que je fais de mon mieux… Et il reste quand même ce truc qui coince… Et là, bien sûr, je SAIS que j’ai des outils que je pourrais utiliser!!! Mais je n’en n’ai pas envie… Envie plutôt de plonger au fond de la vague, me laisser entraîner par le courant… Ne pas chercher tout de suite à retourner à l’expéditeur, ne pas chercher de solutions, ne pas chercher à « aller mieux »… Serais-je même prête à recevoir une main tendue? Ou bien est-ce que je préfère chercher celle que je ne vois pas, celle-là aussi qui manque?

Et je sais aussi que ces pensées sont déjà une insulte à vous tous qui me lisez… Car je sais que vous allez accourir, je sais que vous êtes là… Pardon de vous avoir, l’espace d’un instant, oublié ou rejeté…

De toute façon, la vague est déjà passée… Elle m’a déposée sur le sable… Et je reste là, allongée… Il n’y a rien d’autre à faire que respirer, recevoir la chaleur du soleil, laisser les gouttes d’océan s’évaporer et ne laisser que leur goût salé…
Et s’il ne manquait rien?
 »  Mayenne, le 9/02/2017

Quelle gratitude puis-je maintenant avoir pour moi, qui sais aujourd’hui accueillir ce qui vient, sans rejeter, sans exclure et qui permets l’alchimie intérieure?
Quelle gratitude aussi pour tous ceux qui m’ont déjà répondu, qui sont là et dont la présence est un cadeau?

Et bien sûr à qui ça appartient? Quelques personnes m’ont exprimé vivre des choses similaires…
Alors, Est-ce la pleine lune? Est-ce l’éclipse de lune? Est-ce l’approche de la Saint Valentin? Ou quoi d’autre encore?

Et maintenant, que pouvons-nous choisir de différent qui nous permettrait de créer une réalité différente?

Toujours est-il que je suis à même de vous accompagner comme je suis à même de m’accompagner. Il ne s’agit pas là de vous emmener sur mon chemin (même si je l’adore!) mais de vous permettre d’avancer sur votre chemin, peut-être même de le créer au fil de vos pas!
Quelle contribution puis-je être à votre expansion? A une vie plus facile? Un problème physique, un problème d’argent, un problème de relation, un problème de confiance en soi, peur des entités… vous pouvez me contacter pour des sessions à distance, au téléphone et même choisir un vrai engagement pour votre vie!

Mes voeux pour 2017!

Mes voeux pour 2017!

Bonjour!

Avez-vous déjà voulu offrir un cadeau à quelqu’un et cette personne ne l’a pas reçu, n’a juste pas su en voir la beauté, la valeur, le coeur que vous y aviez mis ?

Enfant, avez-vous fait un dessin pour quelqu’un que vous aimiez et cette personnes quand vous l’avez offert l’a à peine regardé et l’a mis de côté, ou s’est mise à regarder certains aspects avec des jugements, ou s’est exclamé avec tant de superlatifs que vous avez trouvé cela exagéré et vous avez perçu que cette personne ne recevait pas ce que vous aviez voulu donner ?
Combien de cadeau avez-vous voulu offrir qui n’ont pas été reçus et alors vous vous êtes donné tort ?

J’ai vécu une expérience extraordinaire au mois de Décembre, au cours de cette période entre Noël et le nouvel an.
J’ai facilité une classe « Access Bars » et une classe de « Restauration de la communion avec la Terre ». J’étais aussi à temps plein avec quelques unes des personnes.
Au lendemain de ces deux journées, je me suis retrouvée seule, ou seule avec moi-même. Un temps pour moi. Pieds nus dans l’herbe fraîche de l’hiver, j’ai perçu combien les personnes, les deux jours précédents avaient reçu qui j’étais et ce que j’avais à partager… Et leur manière de recevoir, et bien, c’étaient toutes les questions qu’elles me posaient, toute cette envie d’en savoir plus… le miracle étant que la plupart du temps, je répondais pas des questions, tant le savoir est en chacun…
C’était un tel cadeau pour moi, d’avoir ainsi été reçue, vue, perçue que pendant de nombreuse minutes j’en ai pleuré et ri de gratitude !!! Pleurs et rires mélangés comme expression de ma gratitude, pieds nus dans l’herbe, dans la lumière du soleil de l’hiver…

Vous êtes, vous aussi, le cadeau !!!  
Combien de fois avez-vous été reçu(e) par quelqu’un dont vous percevez qu’il vous dit :  « Whhoouaahhh !!! Est-ce que je peux en avoir encore un peu plus s’il te plaît ? Un peu plus de qui tu es ? »

Et si le plus beau cadeau que vous puissiez faire à quelqu’un soit de recevoir le cadeau qu’elle rêve de vous faire ?
Recevoir en vrai !!! Recevoir avec gratitude…  Et si, à chaque fois que vous avez de la gratitude pour quelqu’un, vous lui faisiez un cadeau merveilleux ? Seriez-vous prêt à cela ? Qu’est-ce que cela pourrait changer dans votre vie ?
Combien de gratitude pourriez-vous avoir aujourd’hui pour vous, qui vous êtes et ceux qui vous entourent ?
Et s’il vous plaît, ne cherchez pas de réponse à cette question… Juste demandez « Et si j’avais de la gratitude pour moi aujourd’hui ? Combien de reconnaissance et de gratitude est-ce que je pourrais avoir de qui je suis ? » (vous pouvez laisser cette question circuler en boucle dans votre esprit….)

Pour ceux pour qui je ne l’ai pas encore fait, je vous souhaite une magnifique année 2017 !!!

Alep? Génocide? Enfance?

Alep? Génocide? Enfance?

Il y a quelques jours, une facilitatrice certifiée d’Access Américaine, envoyait une newsletter avec un lien vers cette vidéo qui parle d’Alep et de génocide. Une journaliste, la gorge serrée évoquait l’hypocrisie de tous ceux qui savent et ne font rien, et ne disent rien… Merci Christel Crawford pour l’inspiration!

Alors, cette lettre est au sujet d’hypocrisie…. et de cette idée que le monde extérieur est un reflet de notre monde intérieur…
Il y a quelques jours de cela, je postais sur mon mur facebook la gratitude que j’avais pour mes parents pour les biens matériels qu’ils m’avaient offerts. Et c’était vrai. Cela a été mon choix ce jour là. Etre dans la gratitude.
Il est quand même intéressant pour moi de regarder en face que mes parents utilisent ces cadeaux pour me maintenir dans l’idée que je suis nulle, incapable de me débrouiller toute seule, que je fais des chois très très nuls. Il y a les cadeaux, mais il n’y a pas la bienveillance, ni la reconnaissance… Et moi, recevant ces cadeaux, j’accepte que mes parents me critiquent auprès de mes enfants (dès que j’ai le dos tourné, ils ne vont plus au combat direct), les incitent à me mentir, à me cacher des choses… J’accepte d’être maltraitée, de faire semblant….
J’ai donc en moi, une enfant d’Alep, qui se met sous les bombes à chaque fois que je vais chez mes parents. ça pourrait paraître exagéré et pardon si ça l’est. ça ne l’est peut-être pas tant dans la mesure où une partie de moi se met de fait en danger sur le plan économique. Et continue de prouver à mes parents à quel point ils ont raison de me voir nulle.
Que puis-je choisir de différent aujourd’hui pour cet enfant d’Alep intérieure, pour cette enfant maltraitée et abusée, qui créerait une réalité différente?
« Sois le changement que tu veux voir dans le monde. » Gandhi
« Sois-toi, change le monde » Dr Dain Heer
Qui puis-je être aujourd’hui pour prendre soin de cet enfant intérieur, pour lui tendre la main et faire cesser les tirs des bombes?
Et que ce passerait-il si nous étions des centaines, des milliers, des millions à dire stop à la moindre source de violence envers notre enfant intérieur?
Et si la voix à faire entendre était celle-là?
Etes-vous prêt, aujourd’hui, à écouter votre enfant? A entendre où et quand il a été blessé? A l’écouter juste lui?
(Et pas l’agresseur, car lui saura forcément se justifier et cela pourrait vous faire douter)
Non, juste l’enfant et lui dire « OK! Je ne te laisse plus sous les bombes!! » (d’où quelles viennent d’un parent, d’un enfant, d’un employeur, d’un collègue, d’une voisine, d’un compagnon ou d’une compagne…)
Plus de politesse, plus d’hypocrisie… « Vérité, Est-ce que tu cherches à me faire du bien ou Est-ce que tu cherches à me faire du mal ici et maintenant? »
« Tu cherches à me faire du mal? Merci pour l’information! Je vais emmener mon enfant intérieur dans un endroit où il sera en sécurité. »
Quoi d’autre est possible face à la violence?
Comment baisser les barrières et être vulnérable?
Etre l’enfant qui dit : « Vous voulez me tuer? Tuez moi! Et regardez-moi dans les yeux.
Regardez-vous assassiner l’enfant. Voyez-ce que vous faites. Je vais mourir et je ne vais pas mourir. Car si mon corps meurt, ce que j’incarne va surgir ailleurs.
Je suis l’enfance, je suis la joie, je suis la conscience que vous ne supportez pas.
Vous pouvez me tuer jusqu’à vous retrouver seul sur une planète en ruine anéantie. Ou quoi d’autre est possible? »
Et si nous regardions en face à quel point il nous arrive de nous-même juger et maltraiter cet enfant intérieur?
Pourrions-nous, en cette veille de solstice, choisir la bienveillance, la gratitude et le prendre soin pour toutes les parties de nous qui ont un jour été blessées?
Pourrions-nous nous recevoir et entendre et écouter notre propre voix, qui a peut-être à pleurer avant de pouvoir à nouveau chanter?
Enfants d’Alep, enfants d’ailleurs, vous êtes dans mon cœur et si aujourd’hui, je dis NON à l’hypocrisie dans ma vie, c’est pour chacun d’entre vous.
Merci, pardon, je nous aime.

Combien d’entre-vous souhaiteraient prendre cet enfant intérieur par la main, le reconnaître dans ce qu’il a vécu et lui proposer une autre vie?

Je vous embrasse, vous souhaite un magnifique solstice, un très joyeux Noël et comment ça devient encore mieux que ça?
Tekla
Avec Gratitude, aisance, joie et gloire!